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Elu pour la première fois en 2000 et réélu en 20007, le Président Abdoulaye WADE a officiellement déclaré sa candidature à
l'élection présidentielle de 2012. Il sera alors âgé de 86 ans. L'âge où il devait, en principe, aller à la retraite aprés avoir aidé à installer l'homme ou la femme qui devrait lui succéder, ne
serait-ce qu'à la tête de la formation politique dont il est le fondateur en 1974.
Si sa santé et son cerveau le lui permettront, précise-t-il , il sera candidat à sa propre succession. Est-ce à dire que dans son propre camp aucun cadre politique n'est à même de porter haut le
flambeau du libéralisme dont il est l'inspirateur? Surestime-t-il ou minimise-t-il les capacités réelles des forces politiques qui lui font face et qui ne ménagent aucune stratégie pour le
renvoyer à ses mémoires? Et son fils Karim WADE, quel rôle doit-il jouer en ce moment crucial où la succession de son père est ouverte ?
Autant de questions auxquelles nous tenterons d'apporter des réponses dans le cadre d'une série d'articles que nous publierons dans ce blog.
Aujourd'hui nous nous penchons sur l'état de santé du Parti du Président WADE, le Parti Démocratique Sénégalais, PDS. Cette formation politique qui a porté Me WADE au pouvoir,
en coalition avec d'autres partis poilitiques, est aujourd'hui au creux de la vague.
Le PDS, mal administré, miné par des batailles de tranchées que se livrent ses principaux responsables, débordés et assaillis par de gros calibres, anciennement seconds couteaux au Parti
Socialiste du Président DIOUF défait en 2000, empêtré dans des difficultés de gestion des affaires de l'Etat, la formation politique du Président WADE traverse les pires moments de son existence.
Le Parti au pouvoir ne survie que gâce à...l'aura?..de son créateur.
Face à l'échéance de 2012 et à l'équation de la demande sociale qui ne cesse de s'emplifier, le PDS dont la seule constance est son secrétaire général, Me WADE, s'enfonce inexorablement
dans une léthargie qui préoccupent ses plus hauts responsables. Et n'eût été sa posture de Parti au pouvoir, il ne serait hélas, pour le commun des sénégalais, qu'une parenthèse dans le riche
patrimoine piolitique du pays de Blaise DIAGNE, premier député africain.
La gestion du pouvoir a-t-elle eu raison du PDS et du charisme de son chef ? En tout cas le constat est là. Des flancs du PDS sont nées deux grandes formations politiques dirigées chacune par un
ancien bras droit du Président WADE: le REWMI d'Idrissa SECK et l'APR de Macky SALL.
Ceux des militants PDS des années de plomb où la formation politique dirigée par l'avocat Abdoulaye était perçue comme un conglomérat d'égarés, qui sont encore membres actifs du Parti,
sont à l'étroit, bousculés, snobés qu'ils sont par une race de nouveaux militants aux dents longues et choyés par WADE liu-même qui les nomme aux postes les plus en vue de la
république.
Voudrait-il remplacer les vrais PDS par d'autres "militants" issus principalement du Parti Socialiste, qu'il ne s'en prendrait pas autrement. C'est comme qui dirait de Me WADE nourrit un secret
complexe à l'endroit des socialistes qui ont dirigé le Sénégal pendant cinquante ans.
La base actuelle du PDS, partout à travers le pays, est contrôlée par d'anciens responsables du Parti Socialiste que les sénégalais, dans leur grande majorité, ont sanctionné le 19
mars 2000. Seuls quelques rares fiefs échappent à leur emprise.
Le Président WADE ne se targuait-il de pouvoir s'appuyer sur une nouvelle majorité, lors de l'inauguration d'un monument sur la corniche ouest de Dakar quand le Pr. Iba
Der THIAM eut estimé la foule à quelques 2.000.000 d'individus ?
Oui! Une nouvelle majorité au détriement de qui ? Des partis alliés qui l'avaient porté au pouvoir et dont il se séparera peu de temps aprés? De ses propres responsables et militants de
la première heure ? Décidément, Abdoulaye WADE est vraiment un homme politique spécial.
Dans la perspective de redonner au PDS son lustre d'antant, le Président agite l'idée d'un grand parti libéral. Il sera l'objet de notre prochain article.
Yakhya KANE
Yakhya KANE
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